La déroute des Verts aux élections municipales n’est que le reflet électoral de cette fatigue générale du catéchisme vert.
La « fatigue du catéchisme vert », c’est une expression qui décrit le ras-le-bol général du public face au discours environnementaliste répété de manière incessante et moralisatrice.
- Le discours écologiste est ressenti comme une doctrine qu’on nous serine comme une vérité absolue, sans débat possible, avec un ton culpabilisant (« sauvez la planète », « c’est la dernière chance », « vous êtes responsables »). C’est du catéchisme !!!
- L’écologie, le climat, la décroissance, l’anti-nucléaire, etc, c’est ce « catéchisme vert » inscrit dans l’ensemble des messages alarmistes sur le réchauffement climatique, la biodiversité, la pollution. C’est ce qui présente une nouvelle religion laïque. Le vert devient alors une religion…
- Le moment où ce matraquage permanent provoque l’effet inverse de celui recherché. Au lieu de mobiliser, il provoque saturation, scepticisme, agacement et rejet actif. C’est la fatigue …
- En pratique, ça se traduit par :
- Les gens zappent dès qu’on parle encore de « urgence climatique » à la télé ou à la radio (même si France Télévisions et Radio France y consacrent une part énorme de leur temps d’antenne).
- Les appels aux dons des ONG-écologique sont de plus en plus souvent refusés ou évités.
- Les collectes de rue deviennent moins efficaces, les donateurs se font rares.
- Les partis verts (Les Verts / EELV) perdent des voix aux élections, même locales, parce que leur discours est perçu comme ringardisé, moralisateur et déconnecté des préoccupations quotidiennes (pouvoir d’achat, sécurité, etc.).
- Une partie du public considère que « crier au loup » depuis des années a fini par user la crédibilité du message et des actions.
Malgré un matraquage médiatique sans précédent, l’effet propagande s’essouffle. Le réchauffement climatique fait désormais moins peur qu’un temps. En résumé, la fatigue du catéchisme vert, c’est le moment où l’écologie catastrophiste passe du statut de cause mobilisatrice à celui de discours ennuyeux et contre-productif que beaucoup de gens ont tout simplement décidé de ne plus écouter.
Le « catéchisme marxiste-léniniste » est martelé pendant 70 ans via l’école, les médias, les meetings et la propagande d’État.
Dans les années Brejnev puis Gorbatchev, les populations d’URSS et d’Europe de l’Est sont saturées : plus personne ne croit vraiment aux promesses du « paradis socialiste ». Les blagues sur le régime, les dissidents, Solidarnosc en Pologne ou les manifestations de 1989 montrent une fatigue idéologique massive. Le matraquage a tué la croyance. Le Mur tombe en partie parce que le discours officiel est devenu ringard et contre-productif.
Les mouvements en faveur de l’écologie vivent cette histoire récurrente de la fatigue idéologique ou autres. La fatigue fait partie de notre histoire mais elle est seulement le véhicule de la « paresse sociale » dont parle la PNEI.
La survie de notre monde sera-elle la victime de cette fatigue générale du catéchisme vert.
Réveillons-nous pour sortir de cette impasse destructrice que semble construire cette fatigue qui nous guette chaque jour
Lecteur sachant lire ,je vous salue…
