Dioxide de titane : interdit dans l’alimentation mais toujours autorisé dans les médicaments ! ... inquietant aux yeux de la PNEI ...

Bruxelles refuse de le bannir des comprimés et des sirops. Malgré les soupçons de génotoxicité ( c’est-à-dire la capacité à endommager l’ADN) , le dioxyde de titane (E171) conserve son feu vert dans les médicaments. La Commission européenne a tranché : pas de retrait envisagé malgré sa toxicité reconnue.

Dans un document de travail daté du 6 août 2025, l’exécutif européen estime que « l’autorisation devrait être maintenue ». Il s’appuie sur un avis de l’Agence européenne des médicaments (EMA) qui écarte, à ce stade, tout risque cancérogène avéré et affirme qu’aucune alternative réaliste n’existe pour garantir la qualité, la stabilité et l’efficacité de milliers de médicaments.

Cette décision illustre le poids du lobby pharmaceutique. Certains organismes dénoncent la « légèreté » de l’évaluation de l’EMA, qui repose essentiellement sur les données fournies par les industriels eux-mêmes.

Des patients chroniques particulièrement exposés :

Les malades chroniques sont en première ligne. Une patiente atteinte de la maladie de Crohn peut ainsi ingérer jusqu’à 18 mg de dioxyde de titane par jour via ses différents traitements ( dix fois la dose moyenne d’un Français ) avant l’interdiction alimentaire. Le dioxyde de titane reste présent dans des médicaments très courants : Spasfon, Euphytose, certains génériques… Des spécialités comme Doliprane ou Efferalgan en contenaient encore il y a quelques années ; leurs formulations ont depuis évolué.


Interdit dans les assiettes depuis 2020-2022 :


L’histoire est différente dans l’alimentation. La France a interdit l’E171 dès janvier 2020, suivie par l’Union européenne en 2022. Motif : les nanoparticules peuvent traverser la paroi intestinale, s’accumuler dans l’organisme et, selon certaines études, endommager l’ADN. Résultat : plus de bonbons, chewing-gums ou gâteaux ultra-blancs… officiellement du moins....

Dans les faits, des produits continuent de passer entre les mailles. Exemples récents : un sirop d’agave Sunny Via (Carrefour) rappelé en avril 2025, une confiserie vendue à Toulouse retirée en juin.

Dentifrices, rouges à lèvres, crèmes solaires : il est encore partout, 

Dans les dentifrices, il a largement disparu sous la pression citoyenne et associative ( sauf chez certains retardataires comme Sensodyne, où il figure encore dans plusieurs références en 2025 ).

On le retrouve aussi dans de nombreux rouges à lèvres (ex. L’Oréal Color Riche) et baumes à lèvres, souvent sous le nom « CI 77891 ». Les marques assurent qu’il n’y est pas nanométrique !.…

Son usage le moins contesté ? Les crèmes solaires, où il constitue un filtre UV minéral efficace et stable. Il est également omniprésent dans les peintures, les emballages et les matériaux de construction.

Un double standard qui interroge

Interdit quand on le mange, autorisé quand on l’avale en médicament : le paradoxe est patent. Tant que des alternatives crédibles n’auront pas été développées et validées, le dioxyde de titane continuera d’enrober des millions de comprimés quotidiens. Les patients, eux, n’ont pas vraiment le choix.

La PNEI a sa place dans ce genre d'analyse et de débat !... il est important de prendre en considération les perturbations éventuelles de tous ce qu'on ingère et le médicament ne peut pas se soustraire à ce principe fondamental...

Puisse la science sortir de ses cadres sclérosants pour s'engager dans une logique constructif, et bien sûr scientifique ...

Bien à Vous chers lecteurs et cheres lectrices et n'hésitez pas à faire voyager dans vos carnets d'adresse ce site si le coeur vous en dit bien sûr ...

M. Lemaire